"Pourquoi la rupture s’impose", par Frédéric Gonand

Optimisme : parce que le pessimisme est l'allié de l'ennemi. On n'obtient pas beaucoup de la capacité des Français au changement en transformant tous les aspects de la vie économique en « bêtes à chagrin ». Ce livre s'attache donc avec raison à consacrer autant de place, si ce n'est plus, à l'analyse des solutions qu'à l'exposé des problèmes.
Pédagogie : les hommes, comme les poissons, s'attrapent par la tête. La force de conviction ne peut se contenter d'effets de manche ou de discours rhétoriques lancés en l'air. Cet ouvrage présente l'intérêt, plutôt rare aujourd'hui, d'exposer avec soin les enseignements de l'analyse économique tout en restant accessible voire humoristique, et de relier ces enseignements aux problèmes actuels de notre pays. Cette vision concrète mais en profondeur des enjeux, la tête au ciel et les pieds sur terre pour ainsi dire, est particulièrement bienvenue à l'heure de la dictature du court terme. Le débat public est souvent broyé par le mixeur de l'actualité et réduit à quelques confettis de pensée et autres miettes de raisonnement surnageant dans l'eau tiède. Cet ouvrage nous fournit l'occasion de porter notre regard sur les pierres de fondation de notre économie, que personne ne voit au premier coup d'oeil mais qui n'en constituent pas moins la structure fondamentale de l'édifice.


L'impôt est une matière bien ingrate. A payer, comme à expliquer. Pourtant, les journalistes,
« Les créances de la dette publique sont donc aux mains des rentiers. Ceux dont François Mitterrand affirmait qu'ils s'enrichissent en dormant ». Dans une tribune libre un peu ancienne, puisque publiée dans « Le Monde » le 20 janvier 2006, trois responsables socialistes (MM Dolez, Chavigné et Filoche) ont désigné très clairement les coupables de l'endettement : ce sont les riches (La Fontaine eut ajouté « ces pelés, ces galeux ») qui non seulement ont profité de la baisse des impôts mais de plus perçoivent les « intérêts payés chaque année aux rentiers ». D'ailleurs « les deux sont liés, puisque c'est parce que les impôts des riches ont diminué que l'Etat a été obligé de leur emprunter les sommes qu'il ne leur prélevait plus sous forme d'impôt ». L'explication est donc simple : la France est victime du complot des riches. Malheureusement, elle est même trop simple pour être exacte.

Me voilà rentré en Alençon ! Tard ! Ce soir, c'était la cérémonie de remise du Prix du Trombinoscope 2006 ! J'ai eu le plaisir de recevoir des mains de
RENAULT aurait-il trouvé la martingale pour sortir des 35 heures ? La direction de l'usine de Sandouville, près du Havre, vient en tout cas de proposer aux salariés un avenant original à l'accord sur la réduction du temps de travail. Pour éviter le chômage technique, lié à la sous-utilisassion actuelle du site de production spécialisé dans le haut de gamme, les ouvriers pourront prendre en 2007 les jours de RTT de 2008 et 2009.
Comme je l'ai dit hier soir la partie qui m'a le plus ému est celle rapportée ci-après. Parce qu'elle constitue un vrai de geste d'humilité. Elle révèle le tréfonds d'une personnalité douée qui a reconnu, avec sincérité, avoir cru que l'image en politique suffisait. Qu'elle tenait lieu de vérité entre les Français et leurs élus. Alors que jamais nos compatriotes n'ont attendu autant d'authenticité. Ils veulent savoir si les personnes qui se proposent de les gouverner sont doués d'humanité avant d'intelligence. Il leur a donné sa réponse. Certains s'interrogent sur sa sincérité. Pas moi. D'abord parce que je le connais. Puis aussi parce que l'imposture aurait éclaté inévitablement et brisé, à jamais, ce lien de confiance qu'il faut renouer enfin avec les Français. Je souhaite et je demande à Nicolas de ne jamais, pas un seul jour de sa campagne, oublier ces mots qu'il a prononcés, car ils l'engagent devant les Français et devant l'histoire.