L’initiative parlementaire, une occasion manquée
Dans le cadre du renforcement des pouvoirs du Parlement, une place plus grande est réservée dans l'ordre du jour à des textes d'intiative parlementaire. Cela constitue un vrai progrès pour notre démocratie. [...]
Le dispositif de retraite français souffre de 2 maux. D'une part, le vieillissement de la population va le rendre de plus en plus coûteux et d'autre part ce phénomène va être aggravé par l'inégalité entre systèmes (ceux qui paient n'étant pas forcément ceux qui perçoivent ; cf. mon billet du 14 juin 2006). Ainsi, selon une étude de l'INSEE publiée en 2006, les régimes spéciaux, qui bénéficient à moins de 25 % des Français, généreront à l'horizon de quelques décennies plus de la moitié des déficits. Ces arguments n'ont pas laissé le très poujadiste syndicat SUD insensible, qui propose une solution de choc : « yaka faire payer les patrons et les actionnaires ! ». La démonstration est éclatante. Mais elle repose sur un postulat fort contestable : celui que l'accroissement des prélèvements n'a aucun effet sur l'activité économique. Analysons le cheminement.
Sans le savoir ou s'en souvenir, l'essentiel de la politique conduite par les pays de l'Union Européenne répond à la stratégie de Lisbonne. Une bonne occasion pour la redécouvrir grâce à
Entretien téléphonique, ce matin, avec un journaliste sur l'actualité politique. A Madrid, depuis une semaine, à vrai dire, je n'ai rien suivi des aimables échanges survenus, paraît-il, entre l'Elysée et le Sénat. Les deux questions que mon interlocuteur souhaite évoquer concernent le rôle du Sénat et la course à sa présidence, l'an prochain.
"Ils font, font, font. Des déplacements, des émissions de télé, des discours, des choses à ne pas faire, des rencontres, des erreurs, des repas, des mesures, des livres aussi, des programmes, des sourires. Ils font tout ça au pas de charge. Ils en sont fiers. C'est si bien d'aller si vite. (...) Mais est-ce que ce n'est pas aussi le sens de la vie, approché uniquement dans des silences et des solitudes que l'on abandonne ainsi sur le bas-côté ? Yasmina Reza a écrit avec « L'aube le soir ou la nuit », un magnifique récit sur le temps. Car " ils ", ce sont les hommes politiques, les hommes d'action, les hommes tout court. (...) Les hommes assez fous pour entrer en lutte contre le temps. Yasmina Reza a suivi Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Elle a suivi non pas le futur président de la République mais l'être humain. La dramaturge saisit à la perfection comme dans tout son théâtre, le décalage entre personne et personnage. Elle a bénéficié d'une totale liberté pour écrire son portrait. « L'aube le soir ou la nuit » est un récit original, désopilant, mélancolique, intime. Nicolas Sarkozy représente l'homme exacerbé. Il est le centre névralgique d'une constellation de figures masculines.
L'Etat est il en faillite ? Les propos tenus il y a quelques jours par le Premier Ministre ont suscité divers remous. Rappelons que la faillite, c'est l'incapacité, notamment pour une entreprise, d'honorer ses échéances. A ce jour, l'Etat paie ses fonctionnaires, ses fournisseurs et rembourse ses échéances de prêt. Sa solvabilité même est reconnue : il trouve sans difficulté à placer ses émissions de titres et sa notation financière est excellente. François Fillon se serait il emballé ? Certes, l'Etat traîne une dette dont la tendance est toujours à la hausse, puisqu'elle s'approche des 1000 milliards, alors que l'endettement public a dépassé les 1200 milliards. Y-a-t-il matière à inquiétude ?