Saint Céneri – Souscrivez pour la restauration de l’Auberge des Soeurs Moisy !
L'Association des Amis de Saint-Céneri, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine et le Parc Naturel Régional Normandie-Maine, lance une souscription pour aider à la restauration de l'Auberge des soeurs Moisy située [...]

La politique a mauvaise réputation. Elle le mérite souvent. Pourtant, quand elle consiste dans la réalisation concrète d'une conviction forte, elle retrouve toute sa grandeur et peut devenir l'oeuvre la plus noble d'une vie. Comme sénateur, comme rapporteur général du budget, comme président de la Commission des finances, puis comme Ministre du Budget, je n'ai cessé, sans grand succès, de rappeler aux gouvernements successifs, la nécessité absolue que l'Etat réduise ses dépenses et les impôts.
L'impérieuse nécessité dans laquelle l'Italie se trouve de redresser ses finances publiques place son gouvernement face à des choix difficiles. Je suis, pour ma part, réservé sur le sort fait à de nombreux investissements d'infrastructures qui sont différés, quand ce n'est pas annulés. Réduire l'investissement est toujours le plus facile. Pourtant cela n'arrange rien. Au contraire. Sauf à considérer que les projets étaient inutiles. Quand ils sont utiles, ils préparent l'avenir, ils génèrent de la richesse et participent à l'activité, à l'emploi et donc au redressement.
Travaillant cet après midi sur les comptes d'une collectivité qui m'est chère, je constate concrètement, une fois encore, les principaux malentendus qui nourrissent les désaccords entre l'Etat et les collectivités. A Paris, dans les ministères, on ne nous parle que des recettes. C'est à dire des dotations versées par l'Etat qui évoluent d'une manière, selon moi, peu critiquable. Surtout compte tenu de la situation de nos finances publiques. En revanche, la somme des décisions prises, au niveau central, accroît de manière mécanique les dépenses des collectivités et dans des proportions considérables par rapport à l'évolution des dotations. Il en résulte un effet de ciseaux qui ne peut qu'engendrer l'augmentation des impôts locaux. Dans quelle langue faudra-t-il le crier pour être enfin entendu ?