La Sainte Parole Budgétaire
Après « Les 7 piliers de la Sagesse budgétaire » de Philippe Marini, empruntant au Bouddhisme ou à Laurence d'Arabie, c'est au tour de Gilles Carrez de se faire prophète de la soutenabilité budgétaire à travers ses « Dix commandements de la responsabilité budgétaire », guide de bonnes pratiques budgétaires concluant son intervention lors de la 2ème conférence nationale des finances publiques. De l'Exode à Laurence d'Arabie, le chemin de l'assainissement des finances publiques prend donc des airs de traversée du désert. Reste que si la forme de ces 10 commandements est une façon originale de présenter les règles de bonne gestion financière, elle suscite tout de même quelques remarques, de forme et de fond.

Dans un premier billet consacré aux impôts la semaine dernière, j'ai planté le décor, en rappelant que la fiscalité n'est pas un but en soi. Pour que l'impôt soit accepté, les dépenses publiques, qui sont leur contrepartie, doivent être efficaces, c'est-à-dire employées au mieux de l'intérêt général, avec des résultats probants. A cet égard, il existe aujourd'hui d'importantes marges de manoeuvre. Interrogeons nous maintenant sur les effets d'une hausse brutale des impôts, comme le propose le Parti Socialiste. Soulignons une différence fondamentale avec la hausse tendancielle des prélèvements obligatoires observée ces dernières décennies. Cette dernière s'est faite principalement par ponction sur les gains de productivité. Ainsi, durant les "30 glorieuses", les ménages ont donc vu croître leur pouvoir d'achat, tout en pouvant disposer de services publics plus larges. La proposition socialiste est d'une autre nature : Les prélèvements doivent augmenter de l'ordre de 3 ou 4 points de PIB, pour maintenir inchangé le fonctionnement du secteur public. Serait ce, malgré tout, la fin de nos difficultés budgétaires ? Rien n'est moins sûr !
Merci à tous ! Voilà quelques mois que certains d'entre vous s'étaient fixés cet objectif. Le voilà atteint ! Bravo et aussi merci car il est toujours gratifiant de voir ses heures consacrées à un travail collectif récompensées. Il demeure que rien n'est plus fragile que l'audience. Au premier temps mort, elle s'effrite immédiatement. Heureusement, vous relancez souvent immédiatement le débat. Il m'est parfois reproché de ne pas intervenir suffisamment souvent sur les commentaires. Il n'est pas toujours facile de le faire car mes journées sont longues et généralement je n'y travaille que le soir. Il demeure que je tiens le plus grand compte de vos remarques et essaie régulièrement de corriger ce qui le mérite. Alors voici l'audience de Janvier 2007 : Elle aura compté 110.873 visites ! Contre 93.692 en décembre 2006.