Quelle réforme de la fiscalité locale ?
C'était le thème du débat d'hier soir organisé par le GERFIP et animé par le professeur Marie-Christine Esclassan. La fiscalité locale, qui fait l'objet chaque année de nombreuses petites modifications de tel [...]

La presse (Ouest-France) titre
TV, libre antenne, blogs... Les moyens de communication, nouveaux comme anciens, ont eu récemment pour effet de stimuler la démocratie d'opinion, période plus ou moins longue pendant laquelle chacun a un avis sur tout. Sur tel ou tel homme politique, telle ou telle attitude, direction ou stratégie. Ce développement de la démocratie d'opinion pourrait, à première vue, être observé comme une avancée démocratique certaine. Non seulement chacun a ses idées, mais surtout chacun peut le faire savoir. Soit. La liberté d'expression est l'un des incontournables du modèle démocratique. Mais les effets pervers de cette banalisation de la démocratie d'opinion sont certains. Que chacun ait son blog, très bien. Que chacun y fasse passer ses idées, très bien. Mais pour quel résultat ? Ce dernier n'est-il pas souvent l'inverse de celui souhaité ?
Le débat sur le pouvoir d'achat l'a quelque peu transférée au second plan. Comment évolue la dette publique ? Rappelons l'apparente bonne nouvelle de l'année 2006 : la dette de l'Etat était stabilisée. Oui, mais de quelle façon ! La hausse a repris depuis, même si les chiffres définitifs ne seront connus qu'à la fin du 1er semestre 2008. Petite précision méthodologique : je n'aborde ici que la dette « explicite », celle comptablement connue. Il existe aussi une dette « implicite » constituée des engagements de l'Etat. Pour la valeur d'icelle, je vous renvoie à mon billet du 28 aout 2006. Il n'y a pas lieu d'être optimiste, même si ici ou là fleurissent des explications pour dire : « ce n'est pas si grave ». A voir !