Le Comité des finances locales du mardi 1er juillet 2008
Alain Lambert a participé, presque toute la journée, au Comité des Finances Locales, qui se tenait au Sénat aujourd'hui, (salle Médicis). Cette séance a été consacrée principalement à l'élection du président (Gilles [...]
Vous souvenez vous de ce grand champion du sprint qu'a été Roger Bambuck ? En 1968, durant quelques heures, il a été le recordman du monde du 100 mètres. Est-ce pour autant que tous les Français étaient devenus les gens les plus rapides du monde ? Non, bien sûr ! Personne ne serait hasardé à une telle assertion. C'est pourtant cette nature d'arguments qui est utilisée désormais pour défendre les « 35 heures ». Cette mesure aurait stimulé la productivité des Français. Mais voilà ! D'à peu près en non dit, la croissance affichée de la productivité grâce à la réduction du temps de travail repose d'abord sur une confusion portant sur l'interprétation de ce critère. Et un récent constat d'Eurostat – l'organisme de statistiques européen - montre que la France n'a pas de quoi pavoiser en termes de création de richesses !
Monsieur le Président de la République, 
Il est agréable de voir une entreprise que l'on a réussi à séduire et convaincre de s'installer sur notre territoire se développer et créer toujours de nouveaux emplois. C'est le cas de Vitraglass, une entreprise que nous avions accueillie immédiatement après le choc ce la fermeture de Moulinex. C'est la première qui s'est manifestée. Marquée par notre détermination à relever le défi. Annonce sur les Champs Elysées. Pose de première pierre symbolique au journal de France 2. J'ai eu l'occasion d'amorcer ce nouveau dossier juste avant mon départ de la Communauté Urbaine et je me réjouis profondément qu'il réussisse. L'effectif va passer de 180 à 250 salariés. C'est l'opération Phénix qui continue à porter ses fruits. Bravo et merci à tous les acteurs de ce beau succès.
N'y allons pas par 4 chemins. A ce stade, à titre personnel, je ne le ferai pas ! Au fil des débats, cette réforme est devenue ambiguë. La faillite annoncée du Pays me semblait commander des mesures fortes. Solennelles. Même à titre transitoire. Pour graver dans le marbre du texte sacré la volonté irréfragable du Peuple Français de cesser de vivre en tirant des traites sur l'avenir de leurs enfants. Or, prétendre offrir plus de transparence, plus de responsabilité, plus de démocratie, en interdisant d'y inscrire la moindre nouveauté sur la soutenabilité de nos comptes publics dont la tenue n'est même pas conforme à nos engagements européens, me blesse jusqu'au plus profond de moi-même.