calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !
Disait Beaumarchais. Chacun s'en souvient pour en en avoir parfois souffert. Voilà que ma nomination à la Commission de Surveillance à la Caisse des Dépôts est immédiatement présentée, par certains calomnieurs, comme [...]
Chacun y va de son couplet ! C'est la faute à la Banque Centrale Européenne ! C'est la faute à Trichet ! Si le pouvoir d'achat croit si faiblement, si l'investissement n'est pas plus important, c'est que les taux sont trop élevés. C'est de la BCE, « ce pelé, ce galeux, d'où vient tout le mal ». Pourtant, déjà, en son temps, Lafontaine avait finement observé, lorsqu'« un mal répand la terreur », que chacun sait fuir ses responsabilités, à l'instar du lion, du tigre, de l'ours et des « autres puissances » des « animaux malades de la peste ». Donc « haro sur le baudet » ! Il reste qu'au-delà des cris voire des invectives à l'encontre de la BCE, les arguments qu'on oppose à sa politique ne résistent guère à l'analyse. Et céder aux sirènes du court terme pourrait se révéler rapidement douloureux.
Après une très longue hésitation, et mûre réflexion, je le ferai pour deux motifs :
J'expliquerai ce soir sur ce blog mon vote demain à Versailles au Congrès du Parlement sur la réforme des Institutions. Celui-ci prendra en compte les travaux de la 1ère lecture du texte au Sénat, comme de la 2nde, notamment les réponses (parfois indigentes) qui m'ont été données tant par la Commission que par le Gouvernement, en particulier