CPE – La guerre de mots, la trêve des maux
Ce maudit CPE va donner lieu à une guerre interminable des mots entre : maintien, retrait, aménagement, abrogation, suspension, adaptation. Chacune des parties en présence formulera ses exigences, ses préalables, voulant quoiqu'il arrive [...]
Dans son style éblouissant, Maurice Blin s'inspire de l'affrontement Mittal/Arcelor pour illustrer les défis que l'Europe et la France ont à relever et qu'il résume en 3 leçons :
1968 Moment mythique pour le manifestant idéaliste qui rêve de faire mieux dans l'art de la protestation que la génération de ses parents. Mais lui a-t-on dit qu'en juin, deux mois après, les Français, excédés par tant de désordres, de dégradations, de paralysie du pays envoyèrent à l'Assemblée Nationale une majorité historique de députés partisans du rétablissement de l'ordre, du respect, et de la responsabilité individuelle ? Il serait honnête de le rappeler à ceux qui laissent croire aux jeunes que le pouvoir en France se gagne par la rue.
Tombé par hasard sur un billet d'Axel de Tarlé dans
Jean-Jacques est un homme libre. Il s'exprime franchement, loyalement, sans langue de bois sur son expérience à la Présidence de la chaîne francophone TV5Monde dont il ne demandera pas le renouvellement.
Evidemment il y a une part de provocation dans cette question. Mais est-ce si faux ? Et n'est-ce pas nécessaire de la poser ainsi, afin que ce projet soit analysé sous tous ses aspects ? Gageons qu'il ne manquera pas de l'être abondamment sous l'angle du « patriotisme économique » dernier alibi utilisé pour tenter de faire survivre, quelques mois supplémentaires, le mythe de l'agonisante économie administrée. La semaine qui commence me donne par avance des frissons.
Le futur des sociétés humaines se dessine et se construit à partir d'une vision élevée du moyen et du long terme traduite dans l'action avec constance et détermination. Or, toutes les puissances, tous les pouvoirs contemporains semblent cloués au court terme comme des papillons sur une lampe. Les pouvoirs politiques ont les yeux rivés sur les sondages et semblent leur obéir même quand ils les détournent de l'intérêt général. Les puissances financières et économiques deviennent obsédées par le rendement immédiat puisque chaque jour la cote a, sur elles, pouvoir de vie et de mort. Les mass média ont, de plus en plus, l'obsession de l'audimat ou de l'audience qui décident de leurs ressources de publicité. Les organisations syndicales de salariés et d'employeurs défendent les intérêts immédiats de leurs adhérents, dans l'indifférence pour ceux qui demandent à entrer dans la vie active.
On nous annonce qu'un nouveau texte réformant, une fois de plus, le Code marchés publics entre en examen au Conseil d'Etat. Il devrait en sortir d'ici un mois environ. Des innovations importantes pour faciliter les commandes publiques y seraient insérées. Pardon de dire que je n'y crois pas du tout. Durant mon séjour à Bercy, j'avais renoncé à faire valoir mes idées en la matière, au terme d'un combat passionné mais hélas perdu, n'ayant jamais trouvé le moindre soutien pour sortir de l'impasse.
Un émouvant et si beau message d'espoir adressé aujourd'hui par une amie bloggeuse.
La controverse sur les caricatures battait son plein alors que nous étions en Algérie. Nos hôtes avec une délicatesse absolue ont soigneusement évité le sujet. La population que nous avons croisée également. Et pourtant au hasard d'une visite, un récent déplacement de l'Ambassadeur du Danemark est cité fortuitement. Les visages se figent, s'observent, s'inquiètent, l'orateur mesure le danger et poursuit avec un sourire apaisant pour monter que l'on peut parler de tout sans tabous.
Notre mission en Algérie n'était pas que touristique, même si la visite de Ghardaïa et M'ZAB justifiait le déplacement et justifiera d'y retourner. Elle visait à évaluer les résultats de la politique de coopération menée entre les notariats français et algériens et à fixer les objectifs pour les années à venir. Cette coopération est d'autant plus intéressante qu'elle ne le limite pas à l'exercice d'une seule profession, elle touche au fonctionnement de l'Etat, c'est pourquoi des hauts fonctionnaires de Bercy participaient aux rencontres de travail. Les ministères des finances français et algériens coopèrent de leur côté depuis de très nombreuses années et la fonction notariale est au coeur du service public de « l'authenticité », c'est à dire de l'assomption des contrats notariés à la valeur d'un jugement en dernier ressort.
Les commentaires qui fusent à propos du billet d'hier soir, (ou tôt ce matin) repris par AgoraVox, donnent lieu aux critiques récurrentes en France sur les risques que la liberté engendre en matière d'emploi ; la contrainte étant supposée plus protectrice. Je ne parviens pas à comprendre que l'on puisse encore croire à cette légende. Notre droit du travail est le plus contraignant du monde ! Dans le même temps, depuis 25 ans, les Français subissent un chômage de masse. Conçu pour protéger les salariés, ce droit s'est retourné contre eux, en devenant, comme je l'écrivais hier, injuste et inefficace.